LES LANCE-FLAMMES DE L'US ARMY WWII.
US ARMY WWII PORTABLE FLAMETHROWERS.

UPDATE : 09/04/2014

 

 

Célèbre photo couleur de ce GI à l'entrainement aux USA avec un lance-flamme E1 R1 et une non moins mythique tenue expérimentale de parachutiste M42 en tissu camouflé.

 

 
Lance-flamme E1 R1

 

 

Schéma technique et légende du lance-flamme E1 R1

 

Caisse de conditionnement du lance-flamme E1 R1


 

 

 

M1
M1A1
Date d’adoption

Production


Août 41

1000 Exemplaires

 

Décembre 42

12 886 Ex. de 12/42 à 07/44

Portée efficace :

Durée d’utilisation Max :

35 Yards (32 m)

8 s

50 Yards (46 m)

10 s

Capacité des réservoirs Fuel
Pression de service
Nature du carburant
5 Gallons
225 Psi
Fuel
5 Gallons
375 Psi
Mélange Fuel + additif
Capacité des réservoirs Fuel
Pression de service
Nature du carburant
32 pounds

68 pounds

Identique M1

Identique M1

Pression bouteille Nitrogen

Pression bouteille Hydrogene

1800 psi

1500 psi

2000 psi

2100 psi

Différences visuelles
M1: Lance courbe 10°
M1A1 : Lance droite
Compartiment système d’allumage
Poignée de la valve d’injection

 

Sac de transport des bouteilles de Nitrogéne

 

 

Entraînement dans le Pacifique avec le lance-flamme M1A1

 

Vu arrière du lance-flamme M1A1, le brûleur de la lance n'est pas complet.

 

 

Vu du système de brellage et du coussin de protection pour le dos du tireur. A noter, qu'il manque sur le brellage une autre paire de sangle pectorale et amovible.

 

 

Thickened fuel ou Napalm :

Utilisé dans le M1A1et les évolutions suivantes des lance-flammes : c’est un mélange de fuel et d’additif en poudre.Inventé à Harvard en 1942 sous la demande des militaires pour l’utilisation dans le lance-flamme et dans les bombes. L’additif en poudre est constitué principalement de 2 agents chimique le (naphtalène (na) et le palmitate (palm) de sodium (ou d'aluminium) d’où l’appellation NaPalm.

Kit de mélange pour lance-flamme M1/M1A1

 

Lors de l’addition avec le fuel, la quantité relative de poudre (dosage) change les propriétés incendiaires du mélange , il en découle alors d'une utilisation compatible avec les lance-flammes ou les bombes.

 

Additif "Napalm" en poudre utilisé pour la conception du mélange.

 


Principe général de fonctionnement :

Le Napalm contenu dans les bouteilles est propulsé sous l’effet de la pression, à l’air libre, puis enflammé à l’extrémité d’une lance. Cette pression provient d'une bouteille (centrale arrière) de Nitrogène (Azote) sous 138 Bar puis détendu par une valve à 26 Bar dans les réservoirs contenant le Napalm.

Cette pression n’est pas modifiable par l’opérateur, qui libère le mélange que sur l’action d’une valve (manette main droite). A noter que la bouteille de nitrogène peut être fermée par une vanne à volant en partie supérieure et désolidarisé du bloc par démontage. Cette opération est nécessaire pour remplacer ou recharger le nitrogene.
Le Nitrogène ne rentre pas dans la composition du mélange inflammable il est neutre et il joue juste le rôle de propulseur, par sa pression constante sur le mélange inflammable qui diminue dans les réservoirs.

Pour enflammer le Naplam sortant de la lance sous pression, une flamme (torchère) est générée à l’extrémité de la lance par l’inflammation de l’hydrogène contenue sous une pression de 145 Bar dans la petite bouteille située le long de la lance. Cette bouteille est déposée et remplacée lorsqu’elle vide.

L’allumage de la torchère d’hydrogène est assuré par une l'étincelle d'une bougie en tête de lance, alimenté par un courant électrique produit le système d’allumage situé dans un compartiment sur la lance.

L’opérateur à l’aide de se main gauche, déverrouille le système et par une pression agit simultanément sur une valve d’ouverture du circuit d’hydrogène et un contacteur qui génére l’étincelle de la bougie. L’hydrogène s’enflamme en tête de lance et continue de brûler tant que l’opérateur maintient enfoncé la « pédale ». Par une action sur la vanne levier main droite, le napalm sous pression est libéré des bouteilles, celui-ci s’enflamme au contact de la torchère d’hydrogène. La projection enflammée cesse dès que l’opérateur, referme la vanne en relâchant la manette dans sa main droite.

 

Sécurités :


Au nombre de deux : une agit sur l’allumage et l’autre sur l’alimentation.

Sur le dispositif d’allumage une pression seul sur la pédale ne permet pas d’allumer la torchère, il faut pousser un verrou vers l’avant et ensuite appuyer. Ce verrou est mécanique et sans cette action, la pédale ne peut être enfoncée.

Sur le dispositif d’alimentation, une vanne à volant est positionnée en amont de la vanne manette de lance. Cette vanne permet d’isoler les réservoirs en sortie.
La continuité entre les réservoirs et la lance étant assuré par un flexible.

Mise en service :

- Remplissage des réservoirs (contenance 5 gallons soit 22 Litres en 2 X 11 litres )
- Ouverture de la bouteille de Nitrogène.
- Mise à dos du lance-flamme
- Ouverture de la vanne de l’alimentation.
- Ouverture de la vanne de la bouteille d’hydrogène (lance)
- Allumage de la torchère par la pédale main gauche.
- Ouverture du feu par la pression sur la pédale au pied de lance main droite

 

Kit de remplissage contenant les bouteilles de nitrogéne pour lance-flamme M1/M1A1

 

 

Lance-flamme M1A1 quelque part en Europe, à noter le "field Jacket" camouflé à la peinture

 

Lance-flamme M1A1 utilisé par le Marine Corps sur l'atoll de Tarawa en novembre 1943.

 

Utilisation d'un "Hand Cart" modifié par le Marine Corps pour transporter 2 lances-flamme M1A1, avec deux bouteilles de Nytrogéne de rechange et deux jerricans pour effectuer les mélanges.

 

Son utilisation : Conjointement employé par l'Army et l'US Marine Corps, Les lances-flamme sont envoyé dans le Pacifique, les modèles E1 R1 sont utilisés courant 1942 en Nouvelle-Gui née, puis le modèle M1 à partir de la fin 1942 sur l'île de Guadalcanal, en Nouvelle-Georgie (1943), lors de l'invasion de Bougainville (1943), sur l'atoll de Tarawa (1943), dans les îles Marshal, puis à Saipan (1944). En Europe, essentiellement utilisé par l'Army, leur premier et dernier emploi est à Brest (France) en aout et septembre 1944.

 

 

Vu arrière du lance-flamme M2-2

 

 

Kit d'outillage permettant d'assembler les différents composants du lance-flamme et d'executer les maintenances courantes.

 

 

Kit de maintenance du modèle M2-2

 

Accessoires pour le modèle M2-2

 

Son utilisation : La première utilisation du lance-flamme M2 est effective sur l'île de Guam en juillet 1944, sur les îles Palau, lors de la reconquéte des Philippines (1944), Iwo Jima et Okinawa (1945). On le retrouve en Allemagne (utilisation sur la ligne Siegfried), puis lors de la guerre de Corée (1950-53) et du Vietnam.

 

Iwo Jima 1945, il n'est pas rare pour cette opération de voir les réservoirs des lances-flamme M2 camouflés dans le même schéma de couleur que les véhicules.

 

Iwo Jima 1945 (au milieu des cadavres Japonais), jerricans de fabrication USMC, utilisés par la 4th Marine division et marqué "Flame Thrower Fuel".

 

Iwo Jima 1945 4th Marine Div.

 

 

L'aprés WWII : La Corée et le Vietnam

 

 

Lance-flamme M2-2/M2A1-1 dans sa caisse conditionnement et de transport, tels qu'il est livré en unité (on note la modification de l'event sur le reservoir de gauche)

 

Etiquette de lubrification apposée à l'interrieur du couvercle de la caisse de transport, datée 1951

 

Utilisation du lance-flamme M2A1-1 pendant la guerre de Corée par un soldat canadien.

 

Additif "Napalm" en poudre utilisé pour la conception du mélange, daté 1953.

 

 

 

Extrait du TM 3-1040-204-14 Flamethrower, Portable, M2A1-7 de 1973

 

 

 

Lance M7

 

Extrait du TM 3-1040-204-14

 

M2A1-7 au Vietnam

 

 

 

Lance-flamme M9-7

 

Lance-flamme M9-7 au Vietnam

 

 

Sources photos : Collections particulières (sauf mentions contraires), USMF.